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Jacques Louis David, la traite négrière et l’esclavage Son séjour à Nantes, mars-avril 1790
Broschur, 175 Seiten
PDF, 160 Seiten, 0.0 MB
De son voyage à Nantes au printemps 1790, Jacques Louis David rapporta une vaste composition allégorique, inspirée par l’esprit révolutionnaire qui avait très tôt pris racine dans la cité portuaire. Le présent essai en propose une analyse serrée soulignant que, lors de son séjour dans le premier port négrier de France, le peintre fut inévitablement confronté à la réalité du commerce des esclaves. En déchiffrant la polysémie iconographique de son dessin, Philippe Bordes y voit une métaphore de l’esclavage – ou plus exactement d’un esclavage Noir-Blanc, dans le double sens colonial et métropolitain – que David voulut y déployer. Il met en lien cette composition avec l’influence de son entourage parisien, qui comptait plusieurs membres de la Société des Amis des Noirs, et avec les vifs débats sur l’abolition de la traite négrière au sein de l’Assemblée nationale et en dehors. L’histoire renouvelée du séjour nantais de David se révèle alors comme le moment de l’entrée en Révolution de ce géant de la peinture en tant que citoyen et artiste.
Inhalt
9–16
Introduction
17–24
I. Une célébrité artistique très politique
25–37
II. L’ami des Amis des Noirs
39–48
III. L’appel des édiles nantais
49–52
IV. David répond à Mathurin Crucy le 9 décembre 1789
53–60
V. L’accueil de David à Nantes
61–70
VI. Le portrait de Kervegan
71–82
VII. Un long mois à Nantes
83–92
VIII. Le « tableau de Nantes »
93–112
IX. La composition allégorique
113–122
X. Du « tableau de Nantes » au Serment du Jeu de Paume
123–138
Épilogue. Le peintre et ses élèves au temps de l’abolition
est professeur honoraire d’histoire de l’art de l’université de Lyon. Depuis ses études à Stanford, au Courtauld à Londres, puis à la Sorbonne, il s’efforce de changer le regard porté sur la vie artistique à l’époque de la Révolution française et d’en démontrer la vitalité. Ses travaux sont nombreux sur Jacques Louis David, tels son livre sur le Serment du Jeu de Paume en 1983 et le catalogue d’exposition Empire to Exile en 2005. En complément d’une carrière universitaire en France et à l’étranger, il a participé à la création du musée de la Révolution française au château de Vizille, dont il a été le premier directeur de 1984 à 1996.